Embarquez comme canonnier du Roi-Soleil !

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Avec le Service historique de la Défense, embarquez sur le Foudroyant, vaisseau-amiral de la flotte royale française en participant à l’acquisition de l’« Ordre de bataille » de Velez-Malaga !

 

24 août 1704, en Méditerranée, 8 heures du matin - Au large des côtes de Malaga, deux immenses flottes de guerre s’apprêtent à engager la plus grande bataille navale de la fin du règne de Louis XIV.

D’un côté, la flotte anglo-hollandaise : 53 vaisseaux et 12 autres bâtiments dont quelques galiotes à bombes, soit 22 000 hommes et 3 600 canons, placés sous le commandement de l’Amiral George Rooke. Par la prise de Gibraltar, quelques semaines plus tôt, les Anglais ont pris sur les alliés un avantage stratégique décisif en coupant l’accès des navires français à l’Atlantique.

De l’autre, la flotte de Louis XIV : 93 navires alignant 24 000 hommes et 3 500 canons. Louis XIV a confié le commandement au Comte de Toulouse, le fils légitimé qu’il a eu avec la marquise de Montespan. Pour former cette immense armada, l’escadre du Ponant a été dépêchée de Brest pour renforcer l’escadre du Levant, basée à Toulon. Dans cette guerre, le roi d’Espagne, Philippe V, petit-fils du Roi Soleil, a uni ses forces aux nôtres en fournissant ses galères.

A bord d’un des navires français, un jeune officier, Jérôme Hélyot, note tous les détails. Quelques années plus tard, reconnu pour ses états de services, il sera chargé de dispenser ses connaissances dans le maniement du canon à la mer.

Afin, sans doute, d’illustrer ses leçons sur l’art de manœuvrer au combat et d’identifier les navires ennemis pour les frapper le plus efficacement, il réalise l’« Ordre de bataille… ». Ce document peint à la main, exceptionnel par son format (plus de 6 mètres de long) comme par sa qualité esthétique, peut être considéré comme la « Tapisserie de Bayeux de la Marine ». Il constitue une source historique incomparable sur l’architecture navale européenne du début du XVIIIe siècle.

 

Nous aider à faire entrer ce document dans les collections nationales, c’est ce que vous propose aujourd’hui le Service historique de la Défense, dépositaire des archives militaires françaises, de la plus importante bibliothèque d’histoire militaire d’Europe et d’une collection unique d’emblèmes et insignes d’unités militaires françaises.

Le montant de cette acquisition, pour laquelle nous avons besoin de votre aide, est de 75 000 €. Grâce à vous, nous espérons collecter 20 000 €, soit près du quart de cet achat, en complément du financement qu’assure le SHD. Nous souhaitons réaliser ce projet avec vous, et vous ferons découvrir, tout au long de cette campagne, les richesses cachées de ce document extraordinaire.

Alors, participez à l’aventure et embarquez avec le SHD !

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  • Recevez l'exemplaire de la Revue Historique des Armées présentant l'oeuvre et la liste des donateurs
  • Recevez par voie postale le diplôme officiel de "Canonnier du Roi-Soleil" ayant participé à la bataille de Velez-Malaga
  • Embarquez avec l'invité de votre choix, à la découverte des coulisses du SHD et de l'oeuvre (hors frais de déplacement, dates précisées ultérieurement)
  • Recevez un abonnement à la Revue Historique des Armées (4 numéros, dont le numéro relatant l'acquisition de l'oeuvre)
  • Venez découvrir avec un invité de votre choix l'Ordre de bataille de Velez-Malaga lors d'un cocktail de présentation (hors frais de déplacement)
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Projet Réalisé

C'est simple : vous recevrez par email votre reçu fiscal à intégrer à votre déclaration d'impôts.

Pour en savoir plus : la vie du projet

19 juil

L'ordre de bataille de Velez-Malaga va intégrer les collections du SHD. Merci à tous !

 

Un très grand merci à tous nos mécènes qui nous ont soutenus dans notre appel aux dons pour l'achat du rouleau de l'Ordre de la bataille navale de Velez-Malaga. Vous avez été 191 à apporter votre contribution et près de 3 000 à avoir suivi notre campagne. Grâce à vous, le SHD peut acquérir ce document unique et exceptionnel. Très rapidement, il rejoindra nos collections pour être restauré et conservé avec les autres pièces de nos collections dans des conditions optimales de conservation. Nous envisageons aussi des opérations de valorisation avec nos partenaires, afin que l'Ordre de bataille qui appartient désormais au patrimoine national puisse être présenté à un large public. Pour cela, nous serons amenés à concevoir un "écrin" de présentation à la "hauteur" (mais surtout à la longueur !) de ce document exceptionnel. Nouveau défi !

Nous espérons aussi que nous avons suscité ou que nous allons susciter l'intérêt des chercheurs et historiens pour éclaircir les mystères qui entourent encore ce document.

La page concernant notre projet sur la plate-forme Culture time ferme ce soir, mais nous continuerons à vous donner des nouvelles de l'Ordre de bataille sur notre site internet et sur notre page publique Facebook.

Rejoignez-nous dès aujourd'hui sur le site internet Service historique de la Défense et sur Facebook !

L'équipe du Service historique de la Défense

 

11 juil

Le seuil des 20 000 euros est franchi : merci à tous pour votre formidable soutien !

Merci de votre formidable soutien et de très votre grande générosité ! 20 000 euros ont déjà été collectés pour faire entrer l’Ordre de la bataille navale de Velez-Malaga dans les collections nationales conservées par le Service historique de la Défense. Ce magnifique succès, nous le devons à la mobilisation de chacun de vous sur ce projet au service de notre patrimoine.

Vous êtes à ce jour 176 mécènes qui avez contribué par votre générosité à la réussite de notre appel aux dons. Nous sommes très heureux et très fiers que notre projet ait provoqué autant de curiosité et rencontré un magnifique enthousiasme.

Il reste encore 8 jours pendant lesquels nous avons décidé de laisser ouvert l'appel aux dons. N'hésitez pas à relayer notre projet auprès de votre entourage familial ou professionnel pour la dernière semaine.

Dès le 13 juillet, venez aussi nous rencontrer sur le stand " Velez-Malaga" à Brest (espace Tourville) dans le cadre des fêtes maritimes Brest 2016 dont le Service historique de la Défense est un des partenaires.

06 juil

Le Service historique de la Défense : acteur majeur du patrimoine de la Marine

Interview de Jean-François DUBOS, responsable du département de la Bibliothèque au Service historique de la Défense (SHD).

La campagne d’appel aux dons pour l’achat de l’ordre de bataille de Velez-Malaga se terminera le 19 juillet 2016. Nouveau moment fort de la campagne, « les fêtes internationales de Brest » (13 au 19 juillet 2016 à Brest) soulignent le fait que cet appel aux dons a été celui de l’ensemble de la communauté « de la Mer » soucieuse de faire entrer dans le patrimoine national un document unique, témoignage de l’Histoire de France mais aussi de l’Histoire de la France sur Mer. Le Service historique de la Défense est un acteur majeur dans la conservation et la valorisation de ce patrimoine de la Marine du XVIè siècle à nos jours. Les fonds de l'Académie de Marine, les collections cartographiques (deuxième collection de portulans en France), les plans de bâtiments (Réale, frégate, corvette....sous-marins), les premières plaques de verre des expéditions marines sont autant de richesses que le SHD valorise régulièrement avec ses différents partenaires dans le cadre d'expositions et de publications à l'attention de tous les publics. A titre d'exemple, nous vous invitons à consulter le webdocumentaire réalisé par l'Université Paris-Est-Marne-La-Vallée en ligne sur notre site internet : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

 

29 juin

Qui était Jérôme Hélyot, l'auteur de l'ordre de bataille de Velez-Malaga ?

Interview de René ESTIENNE, conservateur général du patrimoine au SHD. Qui était Jérôme Hélyot l'auteur de "l'ordre de bataille", document unique et exceptionnel sur la bataille de Velez-Malaga ? Issu d'une famille parisienne assez bien établie, il a suivi le cursus de formation des officiers de Marine et s'est "spécialisé" dans l'artillerie. Il semble avoir participé à tous les combats de la guerre de succession d'Espagne et donc à la bataille navale de Velez-Malaga qu'il a représentée sur les 6 mètres du rouleau de "l'ordre de bataille". Il décède en 1750 après une belle carrière dans la Marine. Sa vie et son parcours revêtent encore des parts de mystère.

22 juin

Le comte de Toulouse : Amiral de France commandant la flotte à Velez-Malaga

Article de Bertrand Fonck, conservateur du patrimoine, département des fonds d'archives au Centre historique des archives (SHD)

Louis-Alexandre de Bourbon, dit le comte de Toulouse, est l’un des fils de Louis XIV et de Madame de Montespan. Né à Versailles en 1678, il se vit reconnaître le statut de prince légitimé à l’instar des autres enfants naturels du Roi Soleil. Installé dans sa charge d'Amiral de France en 1694 le comte de Toulouse exerça sa charge jusqu’à sa mort en 1737. Il devint maréchal de camp en 1696 puis lieutenant général en 1697. Il fut également nommé gouverneur de Guyenne puis gouverneur de Bretagne afin d’être le titulaire de l’amirauté de Bretagne, alors distincte de l’amirauté de France.

Le comte de Toulouse été initié aux choses de la mer par un précepteur et secrétaire des commandements versé dans les affaires maritimes, Jean-Baptiste Henri du Trousset de Valincour, historiographe du roi et académicien. Son gouverneur, Gabriel Claude de Villers dit le marquis d’O, était un officier de marine protégé de Madame de Maintenon, nommé chef d’escadre en 1702 et qui termina sa carrière comme lieutenant général des armées navales. On connaît le prince de Toulouse par deux portraits peints par Hyacinthe Rigaud. Sa droiture et son courage ainsi que ses compétences réelles en matière de marine semblent avoir été largement appréciées, malgré la froideur du personnage que ne manque pas de souligner Saint-Simon dans ses Mémoires : « un homme fort court, avec un accueil aussi gracieux qu’un froid naturel, mais glacial, le pouvait permettre ; de la valeur et de l’envie de faire, mais par les bonnes voies, et en qui le sens droit et juste, pour le très ordinaire, suppléait à l’esprit ; fort appliqué d’ailleurs à savoir sa marine de guerre et de commerce et l’entendant très bien ». Le comte de Toulouse ne pouvait espérer un jugement plus flatteur du célèbre mémorialiste, férocement opposé au rang accordé aux bâtards de Louis XIV.

En effet, de même que le duc du Maine, autre fils naturel légitimé de Louis XIV, le comte de Toulouse avait d’abord obtenu un rang intermédiaire entre les princes du sang et les ducs et pairs du royaume avant que Louis XIV, avant de mourir, ne leur attribue à tous deux un droit de succession à la Couronne et le titre de prince du sang, disposition dérogeant aux lois fondamentales du royaume qui sera révoquée en 1717. Le comte de Toulouse était toutefois moins proche de Louis XIV que le duc du Maine, élevé par Madame de Maintenon. Il ne perdit pas toute influence à la mort de Louis XIV puisqu’il fut membre du conseil de Régence et chef du conseil de la Marine durant la Polysynodie. Il continua ainsi un jouer un rôle important dans la conduite des affaires maritimes du royaume jusqu’en 1723.

Ayant amassé l’une des premières fortunes du royaume grâce aux revenus très importants attachés à sa charge d’Amiral de France, le comte de Toulouse acheta le domaine de Rambouillet, où le jeune Louis XV aima chasser en sa compagnie (le comte de Toulouse avait acquis en 1714 la charge de grand veneur). Il s’y retira des affaires et y mourut en 1737. Il avait épousé en 1723 Marie-Victoire de Noailles, marquise de Gondrin, qui lui donna un fils, Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre. Celui-ci lui succéda dans ses charges dont celle d’amiral de France. Le comte de Toulouse eut également un fils naturel connu sous le titre de chevalier d’Arcq, homme de lettres dont l’ouvrage "La noblesse militaire ou le patriote français" connut un fort retentissement au milieu du 18e siècle.

15 juin

L'ordre de bataille, était-il un simple cadeau au comte de Toulouse ?

Le rouleau de l'ordre de bataille de Velez-Malaga peut avoir été un support pour la formation des artilleurs de la Marine. En effet, l'auteur du rouleau Jérôme Heyliot a été, au cours de sa carrière, formateur pour les artilleurs. Le rouleau de 6 mètres de long a-t-il été le premier powerpoint de formation de la Marine ? Interview de René Estienne, conservateur général du Patrimoine au Service historique de la Défense.

10 juin

La tactique de la bataille en images sur les six mètres du rouleau

Sur les six mètres du rouleau, l'auteur du document a placé chaque bâtiment à la place qu'il devait occuper. On peut voir ainsi l'ordonnancement général de la bataille selon la tactique retenue. C'est en cela que le document "l'ordre de bataille de Velez-Malaga" est très intéressant et exceptionnel. Interview de René Estienne, conservateur général du patrimoine, au Service historique de la Défense.

01 juin

Un panorama des constructions navales du 17è siècle

René Estienne, conservateur général du patrimoine, responsable du département territorial du centre historique des archives (SHD) nous explique en quoi l'ordre de bataille de Velez-Malaga est un document exceptionnel pour les informations qu'il nous donne sur la construction navale et son évolution puisque sont représentés des bâtiments de 1666 jusqu'à ceux construits en 1703.

30 mai

24 août 1704, plus de 100 000 coups de canon en un jour !

Article de Bertrand Fonck, conservateur du patrimoine, chef du pôle archives historiques des armées au Service historique de la Défense

Le 24 août 1704, au large des côtes espagnoles près de Malaga, se joue l’une des batailles navales les plus importantes et disputées de l’histoire de la Royale. Le choc entre la flotte franco-espagnole commandée par le comte de Toulouse et la flotte anglo-hollandaise de l’amiral Rooke voit s’affronter près de 200 navires.

Cette bataille se déroule dans le contexte de la guerre de Succession d’Espagne, le dernier conflit du long règne du Roi-Soleil, conflit qui dura de 1701 à 1714. La dimension navale du conflit fut importante du fait de l’extension des opérations aux possessions coloniales des belligérants. On peut déjà parler de guerre mondiale à cet égard. Le 4 août 1704, les Anglais sous les ordres de l’amiral Byng s’emparent de Gibraltar, position stratégique de premier ordre contrôlant le détroit et donc l’accès à la Méditerranée. Pour les Espagnols, le coup est rude. Pour les Français, il rend hautement problématique la jonction entre les flottes de l’Atlantique et de Toulon. La flotte française croisant sur les côtes espagnoles reçoit l'ordre de reprendre le rocher et cherche le contact avec la flotte anglo-hollandaise pour la vaincre et faciliter le blocus de Gibraltar.

Les forces en présence

Le comte de Toulouse, assisté du vice-amiral Victor d’Estrées, avait quitté Toulon à la tête des flottes du Levant et du Ponant réunies le 22 juillet. Après avoir mouillé en rade de Barcelone, où il apprend la perte de Gibraltar, il se dirige vers Malaga pour s’y ravitailler. Dans les deux camps, on recherche le combat. Le 23 août, alors qu’on annonce l’approche de l’ennemi par l’est, les Français appareillent et forment la ligne de bataille, abandonnant quelques navires et les galères espagnoles. La flotte française aligne alors 50 vaisseaux de ligne, 6 frégates et 38 autres navires contre 53 vaisseaux de ligne, 6 frégates et 15 autres navires du côté des Anglo-hollandais, qui ont également réussi leur jonction. Le rapport de force est équilibré, avec 3 522 canons français contre 3 614 anglo-hollandais, et environ 24 200 hommes contre 22 400. L’avant-garde (pavillon blanc et bleu) est aux ordres du vice-amiral Villette-Mursay, assisté des chefs d’escadre d’Infreville et Belle-Isle-Erard ; le centre (pavillon blanc) sous le comte de Toulouse, d’Estrées, les lieutenants généraux Coëtlogon et Relingue ; l’arrière-garde (pavillon bleu) sous le lieutenant général de Langeron. La flotte française compte dans ses rangs d’autres grandes figures de la Royale, Ducasse ou Pointis. Les galères sont laissées en réserve.

La bataille

Le 24 août au matin, la bataille s’engage au large de Velez-Malaga, à l’est de Malaga. Les deux flottes se présentent conformément au modèle du combat en ligne de file devenu dominant dans la seconde moitié du 17e siècle, dans lequel les flottes ennemies forment deux lignes parallèles dont elles tentent de maintenir la cohérence pour éviter qu’une partie de leur dispositif ne soit tourné et pris entre deux feux. La canonnade s’engage et devient générale. Alors que la flotte française s’efforce de couper et d’envelopper la tête de la flotte anglo-hollandaise, suivant un schéma suivi jadis par Tourville, celle-ci réagit et se dégage. Le navire amiral du comte de Toulouse, le Foudroyant, souffre mais tient bon. Les tentatives d’abordage se multiplient mais échouent. La nuit arrête finalement les combats vers 20 heures et la flotte anglo-hollandaise, mise à mal, en profite pour se replier. Mais la reprise du combat reste possible. Dans le camp français, moins mis à mal que l’ennemi et disposant de davantage de munitions en réserve, les officiers généraux se réunissent pour un conseil de guerre improvisé sur le Foudroyant. Les avis sont divergents mais, malgré les objurgations de certains dont Relingues qui, mortellement blessé, a dicté une lettre exhortant le comte de Toulouse à poursuivre le combat, une majorité se dessine en faveur de l’abandon des hostilités, le marquis d’O, gouverneur du comte de Toulouse, ayant conseillé de ne pas l’exposer une seconde fois au hasard d’une bataille. D’Estrées et Toulouse se rangent à ces avis et, alors que les flottes ennemies restent en vue le 25 et le 26 août, elles se séparent sans que les Français puissent tirer profit de la sanglante journée du 24.

Le bilan

Aucun navire n’a été capturé ni détruit au cours de la bataille, mais les pertes n’en sont pas moins élevées. Le comte de Toulouse a vu plusieurs de ses pages tués autour de lui, et lui-même a été légèrement blessé. « On n’avait pas vu de longtemps à la mer de combat plus furieux ni plus opiniâtre », écrira Villette-Mursay. Plus de cent mille coups de canon ont été tirés, pour des pertes de 1 585 hommes du côté français (dont trois chefs d’escadre), et 2 325 Anglais et 700 Hollandais. La victoire, d’un point de vue tactique, fut reconnue au camp français qui la célébra par forces Te Deum, mais la France avait perdu l’occasion de chasser les Alliés de Gibraltar et d’endiguer la poussée anglaise en Méditerranée. Le rocher resta aux mains des Anglais durant toute la guerre, et le demeure encore aujourd’hui.

18 mai

L'appel au mécénat participatif : une action innovante pour le SHD

C'est la première fois que le Service historique de la Défense fait appel au mécénat participatif. L'Ordre de bataille de Velez-Malaga, la qualité du document, son apport exceptionnel pour les collections patrimoniales relatives à la Marine et aux batailles navales nous ont donné l'audace de cette innovation.

Ils ont donné

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