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La République française
peinte par Jean-Baptiste Wicar en 1793.

Campagne parrainée par Mona Ozouf, historienne et philosophe

Un grand merci à tous les donateurs !

Nous vous sommes infiniment reconnaissants pour l’intérêt que vous avez porté à ce beau projet et nous remercions chaleureusement tous les donateurs.

 

Grâce à votre participation, ce tableau exceptionnel, tant par sa valeur historique que sa qualité esthétique, sera présenté dans le parcours permanent du Musée de la Révolution française à partir du 21 septembre 2016.

 

Après l'établissement de la Première République en septembre 1792, dans les états italiens où la France avait des représentations, à l’instar du territoire national, il fallait remplacer les fleurs de lys de la monarchie par l’emblème du nouveau régime.

La Convention nationale, sur une proposition du député Armand-Gaston Camus, décrète que l’emblème de la République sera désormais celui de la Liberté, une femme vêtue à l’antique, debout, appuyée d'une main sur un faisceau et tenant de l'autre main une lance surmontée du bonnet  de la Liberté.

Plusieurs jeunes peintres français de talent qui se trouvaient en Italie pour leur formation, mirent avec enthousiasme leur art au service du nouveau régime.

Entre l’automne 1792 et le printemps 1793, suivant les directives parisiennes, quatre écussons furent peints pour les représentations diplomatiques françaises (légations de Naples, Rome et Florence) et l’Académie de France à Rome. Aucune trace visuelle n’est conservée de celui réalisé pour Naples. Les deux destinés aux édifices officiels de la République française à Rome ne furent jamais installés en raison de l’opposition véhémente de la foule.

Seul celui prévu pour Florence connaîtra la postérité. Jean-Baptiste Wicar, peintre français issu de l’atelier de David, réfugié dans la capitale toscane après les émeutes romaines de janvier 1793, offre en effet aux représentants français, Alexandre Fauvet de la Flotte et François Cacault, de peindre gratuitement l’écusson de la République. Il est mis en place le 19 avril 1793 sur la façade de la légation française. L’écusson a sans doute été détruit après l’expulsion de La Flotte.
 

Restée depuis 1793 dans des collections privées florentines, l’esquisse qui a servi de modèle à l’écusson est réapparue sur le marché de l’art italien en 2015.

 

En tant que première représentation peinte par un artiste de renom, de surcroît patriote, cette République française revêt une importance historique.
Sa place au sein des collections du Musée de la Révolution française est inestimable. Elle figurera aux côtés des œuvres les plus emblématiques du musée.

 

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... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Nom du donateur sur le site internet du Domaine de Vizille dans la page Mécènes et dans le livre d’or présenté à l’entrée du Musée de la Révolution française
  • Badge représentant l’œuvre à retirer à l’accueil du Musée de la Révolution française à partir du 29 juin 2016
  • Invitation pour deux personnes à l’accrochage de l’œuvre le mercredi 21 septembre 2016 à 19h en présence de Mona Ozouf, historienne et philosophe
  • Ouvrage l’Affiche en Révolution offert lors de la soirée du 21 septembre 2016 à 19h
  • Présentation en avant-première de l’œuvre, découverte du musée et cocktail pour deux personnes le jeudi 15 septembre 2016 à 19h
  • Présentation en avant-première de l’œuvre, découverte du musée et dîner pour deux personnes le mercredi 14 septembre à 19h
  • Contreparties sur mesure pour les grands donateurs Contacter le Musée de la Révolution française
Projet Réalisé

C'est simple : vous recevrez par email votre reçu fiscal à intégrer à votre déclaration d'impôts.

Pour en savoir plus : la vie du projet

30 juin

L'Essor de L'isère - 26 juin 2016

SOUTENEZ LA REPUBLIQUE OBJECTIF : 30 000 EUROS

Le 28 avril demier, le Departement a lancé une campagne de financement participatif pour l'achat de La République, une toile de Jean-Baptiste Wicar (1793). Le premier objectif de récolter 15 000 € a été finalement bien été atteint, alors pourquoi s'arrêter là ? Le musee de la Révolution de Vizille a donc choisi de tenter de doubler la mise, et espère bien y arriver, puisque c'est ce qui avait été prévu dans le plan de financement de départ 210 genereux donateurs ont déjà participé à cette campagne lancée en avril dernier. Son coût s'élevant a 90 000 €, la participation financière devrait être répartie entre le Departement (30 000 €), l'Etat et la Région (30 000 €) et les généreux donateurs (30 000 €). La récolte de 15 000 € constitue un premier palier, l'objectif étant d'atteindre les 30 000 € d'ici au 28 juin prochain.

Rens. : www.culturetime.com/projet/soutenez la republique

09 juin

Le Dauphiné Libéré - 9 juin 2016

PLUS DE 15 000 EUROS DEJA RECOLTES POUR L'ALLEGORIE DE LA REPUBLIQUE

Vizille

196 mécènes et déjà 15 085€ de dons pour l’allégorie de la République

La campagne de financement participatif pour l’acquisition d’une oeuvre unique, la première allégorie peinte de la République française de Jean-Baptiste Wicar, avait été lancée par le Musée de la Révolution française, basé à Vizille, le 28 avril dernier. Aujourd’hui, les 15 000 € espérés par l’équipement culturel pour cette première campagne viennent d’être dépassés. Néanmoins, il est toujours possible, jusqu’au 28 juin, de faireun don. En effet, pour financer cette acquisition, le musée doit rassembler la somme de 15 000 € dans un premier temps, ce qui est fait, lesquels viendront s’ajouter aux fonds alloués par le Département puis de l’État et de la Région (30 000 €).

Chacun peut devenir mécène à partir d’un don de 10 euros

Le coût total de cette oeuvre étant de 90 000 €, une deuxième campagne de financement participatif pour un nouveau montant de 15 000 € étaitprévue ultérieurement. Le succès de l’opération permet de la commencer plus tôt. Rappelons qu’à partir de 10 € chacun peut devenir mécène et ainsi contribuer à l’acquisition de cette oeuvre par le musée. Il suffit de se rendre sur la plateforme de Culture Time, à l’adresse https://www.culture-time.com/projet/soutenez-la-republique, et d’indiquer le montant du don souhaité.À noter que ces dons bénéficient de déductions fiscales. Ainsi, par exemple, un don de 100 € correspondra, après déduction fiscale, à un don de 33 €. Aussi, chaque montant donne droit à des contreparties.

08 juin

Interview de Guillaume Mazeau, historien

08 juin

Interview d'Alain Chevalier, directeur du Musée

31 mai

France TV Info - 30 mai 2016

LE MUSEE DE LA REVOLUTION DU CHATEAU DE VIZILLE (ISERE) ACHETE UN TABLEAU AVEC L'AIDE DES PARTICULIERS

Acheter un tableau, en commun : c'est l'idée originale du Musée de la Révolution française, du château de Vizille, qui a lancé sa première campagne de financement participatif. Le tableau coûte la bagatelle de 90.000 euros... L'oeuvre est réellement historique : il s'agit de la peinture la plus ancienne représentant la République française, peinte par le français Jean-Baptiste Wicar en 1793.

Le tableau ne fait qu'une vingtaine de centimètres de haut: il s'agit de l'esquisse d'un écusson plus grand qui était accroché à l'époque à Florence, dans les bâtiments de la représentation diplomatique française. Pour l'acquérir, les particuliers et les entreprises peuvent participer à hauteur de 15.000 euros sur la plateforme Culture-Time, jusqu'au 28 juin. La campagne s'appelle "Soutenez la République", soutenue par Mona Ozouf, historienne et philosophe. Pour l'instant plus de 12.600 euros ont déjà été récoltés, grâce à 168 mécènes.  Le Conseil Départemental de l'Isère, la Région Auvergne Rhône-Alpes et l'Etat doivent compléter le budget de cette acquisition. Une cérémonie officielle doit avoir lieu le 21 septembre.

 

Une oeuvre républicaine unique

En septembre 1792, après la proclamation de la Première République, dans les représentations diplomatiques française des états italiens, l'emblème du nouveau régime devait remplacer les fleurs de lys de la monarchie : une femme debout vêtue à l'antique, tenant à la main droite une pique avec un bonnet phrygien.

En 1792 et 1793, quatre écussons furent peints pour Naples, Rome et Florence.

Celui de Naples a disparu. Les deux pour Rome n'ont jamais été installés. Celui pour Florence a été peint gratuitement par Jean-Baptiste Wicar, venant des ateliers de David. Il a été mis en place en avril 1793. L'écusson, lui, a sans doute été détruit. L'esquisse qui a servi de modèle, après des possessions privés, est réapparu sur le marché de l'art en 2015 en Italie.

 

31 mai

La Tribune de l'Art - 20 mai 2016

UNE SOUSCRIPTION LANCEE PAR VIZILLE POUR LA REPUBLIQUE DE WICAR

Souscriptions - Vizille, Musée de la Révolution - Les souscriptions se mutiplient : comme nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire, de plus en plus de musées français utilisent ce moyen pour trouver une partie des fonds nécessaires à l’acquisition ou à la restauration d’une oeuvre. C’est le cas du Musée de la Révolution à Vizille, qui souhaite acheter une esquisse de Jean-Baptise Wicar. Il s’agit de l’une des premières représentations de la République ou plus précisément de son incarnation. La peinture, récemment réapparue sur le marché italien, vaut 90 000 euros ; son financement sera réparti en trois parts égales : 30 000 euros devraient être apportés par le Département, 30 000 par l'État et la Région ; restent 30 000 euros à demander au public, qui peut participer à cet achat - contre déduction fiscale - par le biais notamment de la plateformeCulture Time ; une première étape vise les 15 000 euros. La campagne qui a débuté le 28 avril s’achèvera le 28 juin prochain.

Le 21 septembre 1792, la Convention abolit la monarchie, puis décréta que les actes publics seraient datés de l’an I de la République française. Première République pour laquelle il fallut trouver un emblème. C’est l'abbé Grégoire qui définit l’iconographie du nouveau sceau de l'État : une femme, assimilée à la Liberté, vêtue à l'antique - en référence à la République romaine -, tient une pique surmontée d'un bonnet phrygien ou bonnet de la Liberté. Elle est par ailleurs dotée d’un faisceau d’armes, symbole d’unité.Les artistes diffusèrent cette image. En Italie, notamment, il fallut fournir aux légations françaises des écussons portant ce nouvel emblème. Antoine-Jean Gros en livra un à Gênes en 1794, dont le musée de Versailles conserve l’esquisse ou la réplique. Jean-Baptiste Wicar - qui ne fut pas seulement le collectionneur et donateur fameux du musée de Lille, mais aussi un peintre et surtout un dessinateur de talent - conçut celui de Florence et c’est l’esquisse de cet écusson, mis en place le 19 avril 1793 et aujourd’hui détruit, qu’il s’agit d’acquérir. Elle a reparu sur le marché italien en 2015.

D’autres souscriptions sont destinées à restaurer des oeuvres. Celle du Musée de Besançon pour un portrait de jeune homme de l’école florentine du XVe siècle a si bien réussi qu’ie propose au public de continuer à participer pour restaurer une Tête de vieillard par Giovanni Savoldo. Le Musée Villa Montebello de Trouville souhaite quant à lui restaurer quatre peintures de sa collection. Deux oeuvres de Charles-Louis Mozin, un Village de pêcheur par Eugène Isabey, et une quatrième tableau qui sera dévoilé si les fonds nécessaires sont collectés. Il est encore temps de participer à la campagne, notamment par le biais de l’internet.

26 mai

Le Petit Bulletin Grenoble - 25 mai 2016

DES SOUS POUR LA REPUBLIQUE

Après Spacejunk et son ambitieux projet de restauration de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest du côté de la Bourse du travail à Grenoble, c'est au tour du Musée de la Révolution française à Vizille de s'offrir un financement participatif pour, cette fois ci, acquérir un écusson. Mystérieusement réapparue en 2015 à Rome lors d'une biennale d'antiquaires, l'oeuvre peinte par Jean-Baptiste Wicar en 1793 est la première représentation de la première République française. Une première donc ! Pièce majeure pour l'histoire de France, le médaillon est une esquisse préparatoire d'une peinture murale réalisée sur la façade de la légation française à Florence mais depuis détruite.Afin de participer à cette acquisition, à ce patrimoine collectif, le musée a lancé le 28 avril une campagne de financement participatif. La récolte se termine le 28 juin. Les 15 000 euros espérés viendront s'ajouter aux fonds alloués par le Département de l'Isère. Pour voir rentrer cette allégorie dans les collections du musée, à votre argent numérique et rendez-vous sur culture-time.com pour soutenir le projet.

25 mai

Les Echos - 9 mai 2016

LA NOUVELLE CARTE DE LA PHILANTHROPIE

Une étude de la Fondation de France place l'Alsace au premier rang.

Les particuliers peuvent déduire leurs dons des impôts à hauteur de 66%.

Jusqu'au 28 juin, le département de l'Isère et le musée de Vizille ont lancé un appel aux dons auprès des particuliers pour acheter la première peinture conservée représentant la République française peinte en 1793 après la proclamation de la Première République. Sous la houlette de l'historienne Mona Ozouf, l'objectif est de réunir 15 000 euros pour que le tableau puisse rejoindre le musée de la Révolution.

Le particulier qui se penche depuis quelques semaines sur sa feuille d'impôt et voudrait bien bénéficier de déductions a l'embarras du choix pour trouver des projets de philanthropie. Si tous les Français ont la possibilité de déduire 66% du montant de leur don à une oeuvre d'utilité publique (75% dans la limite de 50 000 euros pour l'ISF), une étude que vient de publier la Fondation de France montre que la géographie du don est très diverse. La proportion de foyers donateurs varie de 10% à 23%, selon les régions.

"La diagonale du don"

"La France est traversée par une diagonale du don, de l'Alsace aux Pyrénées-Atlantiques, qui concentre les plus hautes proportions de donateurs, avec deux autres territoires à distinguer, la péninsule bretonne et les Alpes-Maritimes", note l'édute.

Au top des plus généreuses, l'Alsace avec 23,3% de ménages donateurs et Rhône-Alpes avec 13%. A l'inverse, le Nord est globalement moins enclin au don (voir ci-dessous). Pour l'observatoire de la Fondation, les facteurs sociocultureles sont déterminants. En Alsace, en Bretagne et dans les Pyrénées-Orientales, "le don apparaît comme la traduction sociale, moderne et souvent désacralisée d'une longue tradition de charité chrétienne".

L'étude est réalisée à partir des montants déclarés à l'administration fiscale, qu'ils soient au profit de fondations ou d'associations. Pour calculer le montant moyen dans l'Hexagone, qui est de 313 euros, les experts de la Fondation ont choisi de mettre de côté l'Ile-de-France, qui présente un montant de dons de 653 euros. En 2013, les chiffres publiés par Bercy montraient que 5,6 millions de foyers avaient donné 2,3 milliards d'euros, soit une somme moyenne de 411 euros. Mais les particuliers ne déclarant pas l'ensemble de leurs dons au fisc, certains estiment que ce chiffre se monte plutôt à 4 milliards.

Géographie des inégalités

L'intérêt du document de la Fondation est d'établier un indice de générosité relative en fonction des richesses: "C'est alors la géographie des inégalités qui apparaît", indique l'étude. Les régions les plus généreuses étant le Languedoc-Roussillon, le Nord-Pas-de-Calais, la Champagne-Ardenne et la Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'Alsace n'arrive qu'en 14e place, selon ce classement.

Deux modèles de philanthropie se dessinent: "Une prise en charge par les couches les plus aisées de la population dans les zones de détresse économique et une générosité plus répandue, mais moins dotée, dans les zones plus dynamiques." Une autre étude réalisée par le CerPhi l'an dernier a montré que 33% des foyers donateurs délcarent des revenus supérieurs à 45 000 euros et sont en moyenne plus âgés que la population générale.

Face à la générosité des particuliers, les fondations se sont multipliées dans les métropoles. Paris en accueille plus de 1200, soit les deux tiers d'entre elles. Hors région parisienne, un tiers des fondations sont en Rhône-Alpes et en Paca; ces régions comptent aussi un nombre important de fonds de dotation, outil également répandu en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Aquitaine. Si le tiers des fondations reconnues d'utilité publique ont été créées avant 1945, le secteur connaît "un développement récent très significatif puisque la moitié des structures actives en France sont nées depuis 2000". L'étude observe également "une forte concentration de moyens autour d'une cinquantaine de fondations qui détiennent plus de 100 millions d'euros d'actifs, mais parallèlement un morcellement, avec un nombre croissant de petites structures, un cinquième des fondations possédant moins de 100 000 euros". Enfin, il existe un fort potentiel philanthropique dans les territoires : la moitié des plus grandes fortunes de France vivent en province et, parmi elles, les deux tiers n'ont pas créé de fondations.

 

 

25 mai

Découvrez la vidéo teaser du projet !

13 mai

Les Echos - 6 mai 2016

LA NOUVELLE GEOGRAPHIE DE LA PHILANTHROPIE

Les fondations et organismes d’intéret général multiplient les initiatives pour inciter les particuliers à donner- Shutterstock

Une étude réalisée par la Fondation de France montre que l’Alsace est la région la plus généreuse. L’Etat permet aux particuliers de déduire leurs dons des impôts à hauteur de 66 %. Jusqu’au 28 juin, le département de l’Isère et le Musée de Vizille ont lancé un appel aux dons auprès des particuliers pour acheter la première peinture conservée représentant la République Française peinte en 1793 après la proclamation de la première république. Sous la houlette de l’historienne Mona Ozouf, l’objectif est de réunir 15.000 euros pour que le tableau puisse rejoindre le musée de la Révolution. Le particulier qui se penche depuis quelques semaine sur sa feuille d’impôts et voudrait bien bénéficier de déductions a l’embarras du choix pour trouver des projets de philanthropie. Si tous les français ont la possibilité de déduire 66 % du montant de leur don à une oeuvre d’utilité publique ( 75 % dans la limite de 50.000 euros pour l’ISF), une étude que vient de publier la Fondation de France montre que la géographie du don est très diverse. La proportion de foyers donateurs varie de 10 à 23% selon les régions. « La France est traversée par une diagonale du don, de l’Alsace aux Pyrénées-Atlantiques, qui concentre les plus hautes proportions de donateurs, avec deux autres territoires à distinguer, la péninsule bretonne et les Alpes-Maritimes » note l’étude.

Contraste Alsacien

Au top des plus généreuses, l’Alsace avec 23,3% de ménages donateurs et Rhône-Alpes avec 13%. A l’inverse, le Nord est globalement moins enclin au don (voir ci dessous). Pour l’Observatoire de la Fondation, les facteurs socio-culturels sont déterminants. En Alsace, en Bretagne et dans les Pyrénées-Orientales, « le don apparaît comme la traduction sociale, moderne et souvent désacralisée d’une longue tradition de charité chrétienne ». L’étude est réalisée à partir montants déclarés à l’administration fiscale, qu’ils soient au profit de fondations ou d’associations. Pour calculer le montant moyen dans l’hexagone qui est de 313 euros , les experts de la Fondation ont choisi de mettre de côté l’Ile de France qui présente un montant de dons de653 euros. En 2013, les chiffres publiés par Bercy montraient que 5,6 millions de foyers avaient donné 2,3 milliards d’euros, soit une somme moyenne de 411 euros. Mais les particuliers ne déclarant pas l’ensemble de leurs dons au fisc certains estiment que ce chiffre se monte plutôt à 4 milliards. L’intérêt du document de la Fondation est d’établir un Indice de générosité relative en fonction des richesses : « c’est alors la géographie des inégalités qui apparaît » indique l’étude. Les régions les plus généreuses étant le Languedoc-Roussillon, le Nord-Pas-de-Calais, la Champagne-Ardenne et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’Alsace n’arrive qu’en 14e place selon ce classement.

Poids de la religion

Deux modèles de philanthropie se dessinent: « une prise en charge par les couches les plus aisées de la population dans les zones de détresse économique et une générosité plus répandue mais moins dotée dans les zones plus dynamiques ». Une autre étude réalisée par le CerPhi l’an dernier a montré que 33 % des foyers donateurs déclarent des revenus supérieurs à 45.000 euros et sont en moyenne plus âgés que la population générale. Face à la générosité des particuliers, les Fondations se sont multipliées dans les métropoles. Paris en accueille plus de 1.200 soit les deux-tiers d’entre elles. Hors région parisienne, un tiers des fondations sont en Rhône-Alpes et en PACA ; ces régions comptent aussi un nombre important de fonds de dotation, outil également répandu en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Aquitaine. Si le tiers des fondations reconnues d’utilité publique ont été créées avant 1945, le secteur connaît « un développement récent très significatif puisque la moitié des structures actives en France sont nées depuis 2000 ». L’étude observe également « une forte concentration de moyens autour d’une cinquantaine de fondations qui détiennent plus de 100 millions  d’euros d’actifs, mais parallèlement un morcellement, avec un nombre croissant de petites structures, un cinquième des fondations possédant moins de 100 000 euros ». Enfin il existe un fort potentiel philanthropique dans les territoires : la moitié des plus grandes fortunes de France vivent en province, et parmi elles, les deux tiers n’ont pas créé de fondations.

Présence de grandes fortunes

Sur le terrain, avec ses 149 fondations, Rhône-Alpes est la région phare, marquée par une tradition catholique, une activité économique soutenue et la richesse des habitants (deuxième région en termes de PIB). Les problématiques d’enseignement arrivent en priorité dans les préoccupations avec notamment la Fondation pour l’Université de Lyon. Les indicateurs de générosité y sont très élevés: 17,5% des foyers sont donateurs pour un don moyen de 386 euros. La contribution de la région au total des dons des Français (13%) est relativement plus importante que sa population (10% de la population nationale). Egalement au hit parade des territoires, l’Alsace cumule un don moyen très élevé (391 euros) et une forte proportion de foyers donateurs (23,3%, soit le premier rang hors Ile-de-France). Cela découle de la surreprésentation des classes sociales favorisées, de la présence de grandes fortunes, du dynamisme économique, de la proximité de la Suisse et de l’Allemagne, les deux pays d’Europe présentant le plus de fondations. La prégnance des valeurs religieuses (avec le concordat) et historiques (tradition d’humanisme rhénan) est motrice, comme l’illustre la FondationVincent de Paul, créée par la Congrégation des Soeurs de la Charité en 2001.

La jeunesse ciblée en Paca

PACA est 3ème en nombre de donateurs et en total des dons. Sa population importante et son don moyen élevé (394 euros) expliquent sa forte contribution. Alors qu’elle fournit la plus large contribution à l’ISF , elle est aussi la plus exposée à la pauvreté. La jeunesse mobilise le plus les philanthropes. PACA est 3ème en nombre de fondations, avec 110 structures, surtout situées à Marseille et Nice. Outre l’insertion des jeunes, la culture intéresse plus qu’ailleurs (fondations Maeght et Tour du Valat. En revanche, l’indicateur de générosité relative place le Nord pas de Calais au deuxième rang en raison de son poids démographique même si la proportion de donateurs est faible. Les philanthropes du Nord s’attachent à l’enseignement supérieur, avec la Fondation Edhec, la recherche, avec l’Institut Pasteur de Lille, ou à l’accompagnement des jeunes (Auchan).

Ils ont donné

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